Le X3 Courchevel, ce n’est pas un triathlon ordinaire. Pas de natation ici, mais un enchaînement brutal qui ne laisse aucun répit : 6 000 m de rameur indoor, suivis de la montée à vélo vers par la piste de l’altiport, pour finir par un trail cassant en altitude. Dimanche dernier, j’ai jeté toutes mes forces dans la bataille sous une chaleur suffocante pour aller chercher une 4e place dont je me souviendrai longtemps ! Je renoue pour la deuxième fois avec le podium du challenge X3 !
Décryptage de ma course !
Le Rameur – Au cœur de la fournaise
Les chiffres :- 6 000 m
- 22:40.8
- Allure : 1:53.4/500m
- FC Moyenne : 166 bpm (Max 183)
- Cadence 22 cp/min
- 8e temps de course
Le départ est donné sur le toit de l’envolée, au Praz. Pas de vent, pas de fraîcheur, juste un air stagnant que ma montre évalue rapidement à 38°C. Le piège sur l’ergomètre, c’est de s’enflammer ! Je commence à avoir de l’expérience du X3 et mon passif de rameur m’aide. J’ai choisi de poser mon rythme dès les premiers coups de rame, en me calant sur une allure cible de 1:53.4 au 500m.
Sur un 6000 mètres, l’effort est long. Mon cardio grimpe et se stabilise à 166 bpm. Je sens la chaleur monter. Après course et analyse de mon capteur de température interne Core, je me rassure : je passe de 37,8°C à 38,7°C. C’est chaud, mais c’est sous contrôle.
Dans les derniers hectomètres, j’accélère pour le traditionnel enlevage qui fait monter le cœur à 183 bpm. Je pose les poignées, la transition est rapide, je suis idéalement placé pour la suite. Je sors 4e de la transition.
Le Vélo – 741 m de d+ en mode métronome
Les chiffres :- 11,85 km
- 39:18
- Puissance Moyenne : 296 W (Normalisée : 304 W)
- Température interne max : 39,4°C
- 12e temps de course
Dès les premiers pourcentages de la montée vers Courchevel, les jambes répondent même si je ressens l’effort produit sur l’ergomètre. L’objectif est simple : rester consistant et lisser mon effort, car je sais ce qui m’attend à pied.
Pendant un peu plus de 39 minutes, ma puissance moyenne affiche 296 Watts, pour une puissance normalisée de 304 Watts. Cet écart infime prouve une excellente gestion: aucun à-coup, lissage parfait du relief.
Et pourtant, le soleil de plomb (le compteur flirte avec les 40°C par moments) couplé à la faible vitesse en montée limite le refroidissement corporel. Ma température Core s’affole et atteint une barre critique de 39,4°C. À ce niveau, chaque coup de pédale est à peser pour ne pas sombrer dans le coup de chaud. J’ai bien toléré la chaleur !
Le Trail – Le mur du son physiologiques
Les chiffres :- 10 km | +520 m / -525 m
- 52:45 (5:16 min/km)
- FC Moyenne : 173 bpm (Max 187)
- 5e temps de course
La dernière rampe sur le vélo de l’altiport doit être maitrisée si tu ne veux pas être en PLS à la transition. Ma température interne est déjà bloquée à 38,6°C au premier mètre de course. Devant moi, un parcours de 10 km particulièrement exigeant, truffé de relances et affichant plus de 500 m de dénivelé. Je ne me pose pas de question, je débloque à fond la descente pour revenir sur le podium.
Mon cœur refuse de redescendre et s’établit à une moyenne de 173 bpm. Je cours sous contrôle et je me vois reprendre Robin Galendo, puis Thomas Berthoud. Je suis alors 3e !
C’est au tour de Will Juillaguet de revenir sur moi au plus haut du parcours à 4 km de l’arrivée. Nous dévalons la descente. Je lui dis que “peut-être cette année, nous terminerons ensemble !”
Dans un organisme en hyperthermie constante et un dernier coup de cul, Will accélère et je ne peux suivre l’estocade. Dernier coup de collier sur l’altiport, le coeur monte à 187 bpm sur une piste en feu ! Je franchis la ligne d’arrivée 4e comme en 2024.
Aucun regret !
Je décroche la 4e place de ce X3 Courchevel en améliorant mon chrono sur l’ergo et au final un chrono final amélioré.
En analysant mes fichiers après coup, je me rends compte que cette place s’est jouée sur ma capacité à endurer un stress thermique tout en maintenant mes objectifs de puissance et d’allure.
Ajoutez à cela les deux derniers week-end sur le 90 km du Mont-Blanc et le semi marathon du Ventoux, c’est propre !
Que ce soit avec les skis aux pieds en avril ou sur le rameur en juillet, l’ambiance et l’organisation de Courchevel Sports Outdoor sont toujours au top. Un grand merci pour le soutien, bravo aux bénévoles, et à tous les concurrents. C’est un évènement unique au monde !








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