Ce week-end, j’étais à Montbrison pour la 4ème édition du Marathon de la Bière, invité par Running Conseil en qualité de reporter. Le concept ? Un mélange détonnant entre performance (label FFA s’il vous plaît !) et l’odeur du houblon dans une ambiance médiévale déjantée et de déguisement en tous genre. Le Marathon de la Bière, c’est une épreuve qui demande du cœur, des jambes et un bon grain de folie.  Voici mon retour sur cette épreuve qui ne ressemble à aucune autre.

Si vous pensez que le Marathon de la Bière est une simple balade festive, détrompez-vous. Bien que le thème soit festifs, l’organisation est digne d’un grand marathon international, puisque le parcours est label de Fédération Française d’Athlètisme.  On court au milieu des fanfares, et des 17 points de dégustation (pour ceux qui ont l’estomac solide !) et des déguisements qui donnent le sourire. J’ai vu des choses bien marrante dans une ambiance vivante et motivante !

Une couse également sous le signe de La Solidarité : Courir ici, c’est aussi soutenir la Ligue contre le Cancer et l’APF France Handicap. 

Allez Toni, allez Nico : Le duel inatendu

Dès le départ, le ton est donné. Ou plutôt Toni donne le départ. Je décide de caler ma foulée sur celle du tenant du titre, Caporale Toni. Oui, Caporale s’est son nom, Toni son prénom. On part vite, très vite !!

Passage au 1er semi : 01:14:28 pour Toni, 01:15:29 pour moi.

Sur ces bases, on joue avec un chrono final en 2h30, comme l’édition 2025. À une différence prêt, la chaleur qui vas peser sur les organismes. Le parcours semble clément, l’ambiance nous porte. Mais comme je le redoutais, le deuxième semi qui est connu comme difficile. Le piège se referme lentement. (le second piège s’est la bière pour les festifs ! )

C’est après le 21ème kilomètre que l’allure change. Le parcours devient usant avec ces 160m de dénivelé. Il y a des faux-plats qui s’enchaînent, on passe de la route à des chemins (ne m’en déplaisent) et la chaleur s’installe. Toni, avec son expérience du tracé, avait bien anticipé.

craft kype pro

Les chiffres sont cruels mais passionnants

Toni et moi accusons une dérive de plus de 8 minutes sur le second semi. On a payé cash notre audace du départ. Pendant ce temps un homme réalisait une démonstration de métronome : Adrien Brayet (3ème) ! Une leçon de régularité.

Si vous voulez voir à quoi ressemble une gestion de course parfaite, regardez les lignes :

  • 1er semi : 01:19:26
  • 2e semi : 01:20:01
  • Écart : 35 secondes seulement !

Alors que notre rendement diminué, Adrien remontait comme une balle avec un even split quasi parfait. S’il y avait eu 5 kilomètres de plus, le classement aurait sans doute différent.

Une 2e place riche d’enseignements !

Je termine ce marathon à la 2ème place en 02:38:57. Heureux, forcément, car finir derrière un coureur comme Toni Caporale reste une performance. Si Toni gagne grâce à son punch initial et son expérience, c’est Adrien qui remporte la palme de la maîtrise stratégique. 

Pour ma part, je retiens qu’une gestion un peu plus prudente sur les 21 premiers kilomètres m’aurait peut-être permis de rester au contact de Toni jusqu’au bout !

Le Marathon de la Bière, c’est une épreuve qui demande du cœur, des jambes et un bon grain de folie. On se retrouve l’année prochaine pour la 5ème ?

 

 

Si je devais faire TOP 3 du Week-End ?

  1. Le public et l’organisaeur Montbrisonnais : Une énergie, une ambiance incroyable et unique ! Le concept de courir sans se prendre au sérieux prends tous son sens.
  2. Le duel avec Toni : Un grand bravo à lui, il a su dompter le parcours une seconde fois. Et qui plus est ce podium était très humain et humble. Bravo à vous Toni et Adrien.
  3. La gestion d’Adrien : La preuve que la sagesse paie souvent plus que la fougue.

Merci à Outdoor And News et Running Conseil pour cette opportunité.

Pour courir le marathon, c’est ici