Le X3 Courchevel, c’est un peu mon jardin, mais un jardin avec beaucoup de pente et pas mal de sueur ! Pour performer sur le X3, il ne suffit pas d’être bon dans une discipline, il faut savoir gérer des transitions et des efforts musculaires radicalement différents des triathlons que tu connais !
La 13e édition du X3 courchevel hiver
Le réveil sonne à Courchevel. Il est tôt, l’air est vif, et le ciel voilé, ce qui annonce une journée idéal pour éviter la surchauffe. Ce 12 avril, Courchevel n’est pas seulement la station chic que le monde entier connaît ; elle devient le lieu de l’un des triathlons les plus exigeants et atypiques du circuit : le Dynastar X3 Courchevel.
Le concept du X3 ?
C’est un enchaînement brutal et magnifique : Cyclisme, Trail, et Ski de randonnée. Pas de natation ici, on la remplace par un col de 13,9 km à vélo. L’enchainement se poursuit avec 6,3 km de trail sur la neige et pour finir, l’ascension finale en ski de rando au sommet de la Saulire. Le tout pour un dénivelé positif total de plus de 2000 mètres.
La grimpée à vélo
Dès le coup de pistolet au rond point du Carrey, nous sommes tous concentrés. Malgrès une température de 7 degrè, nous sommes tous en cuissard court, prouvant que l’on vas vite se réchauffer. Le vélo, il n’y a pas trop de calcul si tu veux performer, il faut appuyer fort sur les pédales, sans pour autant se mettre au maximum. Les spectateurs sont là, leurs cris nous poussent à chaque palier de l’ascension, le Praz, Courchevel Village, Courchevel 1600, puis sur la Croisette.
Je reste consistant de bout en bout même si j’ai été trop généreux au départ. Ceci vas m’offrir de nouveau record personnel de puissance et d’arriver àvec Julien Chorier au parc de transition. Nous sommes à moins de 3 minutes du podium dans le top 10.
La Transition Trail
Arrivé au parc de transition, la lucidité est la clé. On pose le vélo, on enfile les chaussures de trail. Les appuis doivent être sûrs sur une neige de printemps qui s’effondre presque à chaque foulée.
Ce n’est pas une simple course à pied ; c’est un exercice proprioception et de force où il ne faut pas hésiter à s’engager.
Les jambes brûlent, l’acide lactique commence son œuvre destructrice, mais il faut garder en tête qu’il y a encore le ski ! Comme à la T1, j’arrive avec Julien au parc pour la transition ski de rando.
Le Final : la vérité des skieurs
Je troque mes Craft pour mes SKITRAB. C’est ici que le X3 prend toute sa dimension épique. À cette période de l’année, la neige est changeante et humide.
L’ascension finale vers la Saulire à 2700m est un “calvaire” magnifique. Le ciel est nuageux, l’athmosphère brumeuse et l’effort à couper le souffle.
Tant bien que mal, pour ma première sortie à ski de l’année, je n’ai pas la même glisse que les habitués de la discipline. Dans les parties pentues, nous sommes pliés en deux pour pousser sur chaque bâtons et tenir sur la neige. De 8 à 18, je me fais remonter mais je tiens bon jusqu’à la ligne d’arrivée perchée là-haut, à la Saulire.
Pour résumer
Cette 13e édition a confirmé que le X3 Courchevel est une épreuve de skieurs, mais aussi un rendez-vous d’émotions. Les visages à l’arrivée ne mentent pas : entre l’épuisement total et satisfaction d’avoir relever ce défi. L’organisation a une nouvelle fois frôlé la perfection, sécurisant un parcours complexe.
Que tu sois un habitué des podiums ou un passionné qui rêve de son premier défi, le X3 Courchevel nous rappelle une chose essentielle : le sport est une exploration.
Si le défi vous plait, je vous donne rendez-vous lors du X3 d’été, qui est une autre paire de manches. Où le ski de randonnée est remplacé par 6000 mètres de rameur en première discipline
Alors, maintenant que tu connais mes objectifs, renseignez-vous sur https://www.courchevelsportsoutdoor.com/
